jeudi 5 septembre 2019

Bivouac


Une des grandes surprises de mon trek, c'est d'avoir réussi à bivouaquer 6 jours sur 7. 
Je pensais que ce serait impossible à cause des interdictions, des gardes forestiers, des paysans... Mais en fait, non seulement on a parfaitement le droit de bivouaquer en altitude entre 19h et 7h du matin mais même les paysans croisés n'ont jamais émis la moindre objection. 
J'ai mon classement personnel de une à cinq étoiles pour les bivouacs.
La première étoile, c'est pour un endroit plat et sûr (sans risque de chutes de pierres, d'inondations subites, de danger quelconque)
La deuxième étoile, c'est pour un endroit caché et abrité des regards.
La troisième, c'est la proximité de l'eau pour s'approvisionner et se laver.
La quatrième, c'est d'avoir du bois pour faire le feu, sans danger pour l'environnement. (j'ai évité dans les Alpes Maritimes)
La cinquième, c'est d'avoir une vue magnifique.
J'ai très rarement eu des bivouacs une étoile, le plus souvent quatre et quelquefois cinq.
Pour établir le campement et positionner mon tarp, j'ai souvent d'abord allumé le feu pour bien déterminer le sens du vent. Avoir choisi de dormir sous un tarp a été une expérience exceptionnelle et sans danger aucun. Je n'ai jamais été piqué par un animal ni reçu en pleine nuit une visite importune. Le matin, il y avait parfois des traces de limace sur mon tapis de sol. Dormir sous un tarp, c'est vraiment se connecter pleinement avec la nature et domestiquer ses peurs.
En partant sur tant de jours et aussi tôt dans la saison avant l'ouverture des refuges, il me fallait prendre par sécurité une tente. En fait, je n'aime pas trop les refuges en raison de la promiscuité et du bruit  et ça a été une chance immense pour moi de pouvoir dormir dehors. Je m'arrêtais tous les 6 jours pour recharger mes deux power banks dans des refuges, des bed and breakfast ou des campings plus tard en Suisse ou en France. J'aurais pu prendre un panneau solaire mais ça allait encore alourdir mon paquetage.